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Création d'entreprise

« La plus grande problématique de l’entrepreneur est d’être seul »

BODHEA - Héloïse Bricout - Desktop BODHEA - Héloïse Bricout - Mobile

Héloïse Bricout nous confie son parcours jusqu’à la création de BODHEA, entreprise qui conçoit et produit des compléments alimentaires made in France naturels et vegan.

Quel a été votre parcours avant de créer BODHEA ?

J’ai suivi une formation scientifique et marketing. Après une licence en biochimie/ biologie moléculaire, j’ai obtenu un master double compétences en biologie et gestion à l’IGR-IAE de Rennes et un master en parfumerie et cosmétique à ISIPCA, l’école des métiers du parfum, de la cosmétique et des arômes de la CCI Paris Ile-de-France.

Nous avons travaillé sur beaucoup de cas concrets avec divers intervenants, sur des thématiques variées allant jusqu’au management ou au recrutement. On a même créé une micro-entreprise. Ce projet, monté de A à Z, m’a beaucoup apporté sur mon envie de devenir entrepreneure. Nous avons également travaillé sur les tendances et la créativité.

Pendant dix ans, j’ai ensuite eu un parcours plutôt éclectique. J’ai travaillé en développement et cosmétique produits dans de grands groupes, en tant qu’acheteuse Europe de produits capillaires pour l’enseigne Carrefour, chef de marché pour une enseigne dédiée au bien-être, chef de produit au sein du groupe Havea, puis de Lea Nature, fabricant de produits bio et naturels.

Quel a été le déclic pour vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

Mon papa était entrepreneur en cosmétique également et m’a toujours donné envie de me lancer ! J’avais l’idée et l’énergie pour entreprendre et oser prendre des risques.

Ayant réussi à venir à bout de problèmes de dos et de digestion chroniques grâce à une alimentation différente et à l’utilisation de plantes et d’huiles essentielles, je me suis penchée sur le marché des compléments alimentaires. Je me suis aperçu qu’il était ultra compliqué à appréhender, avec des noms de plantes barbares qui étaient néanmoins des solutions à des maux tels que le stress, le sommeil ou la digestion.

En janvier 2020, j’ai pensé au concept BODHEA avant de travailler sur un business plan et le développement des produits pendant près d’un an. Nous avons élaboré avec des naturopathes des formules à partir des demandes formulées par leurs clients.

Quel est le concept de BODHEA ?

La gamme de compléments alimentaires BODHEA –contraction de « body » et « health »- vise à accompagner des challenges ou des étapes. Un complément BODHEA, c’est une plante avec un dosage précis pour atteindre un objectif : l’alimentation flexitarienne, la reprise du sport, la lutte contre le surmenage, l’arrêt du tabac ou l’arrêt de la pilule contraceptive.

Ce qui différencie BODHEA des autres marques est qu’elle accompagne les transitions de vie et va agir en prévention. Evidemment, les compléments doivent être associés à une bonne hygiène de vie : alimentation saine et variée et pratique du sport. Mon ambition est de développer la gamme en couvrant d’autres besoins. Je travaille actuellement sur le développement d’une boisson et sur de nouvelles transitions comme la ménopause. Il y a une forte demande de la part des consommateurs car il n’existe peu ou pas de solution naturelle efficace pour l’accompagner.

Je commercialise les cures BODHEA depuis mai 2021 sur mon site internet, sur des market places sélectionnées et sur une quinzaine de points de vente en pharmacie et dans des concept-stores. Je travaille avec une trentaine de prescripteurs (diététiciens, coachs sportifs, naturopathes…).

Quels ont été vos atouts dans ce parcours entrepreneurial ?

Mon parcours éclectique a incontestablement été une force. Techniquement, j’ai réussi à tout faire toute seule. Mon père m’a seulement aidée au démarrage de l’activité, notamment sur l’élaboration du business plan. Le fait d’avoir fait un double cursus m’a beaucoup apporté. Toute la partie développement de produits fait partie de mes compétences, même si j’ai rencontré des problématiques complexes, notamment pour l’approvisionnement en plantes.

En termes financiers, j’avais un apport personnel et j’ai été aidée par un établissement bancaire qui a cru en mon projet et a compris le côté latent d’une marque en développement et les investissements digitaux et commerciaux nécessaires. En janvier 2021, j’ai lancé une campagne de crowdfunding pour m’aider dans la fabrication. J’ai vendu 200 produits et atteint 147 % de mes objectifs !

Mais le plus intéressant quand on est entrepreneur reste finalement les échanges lorsque l’on sort du cadre entrepreneurial et que l’on est face au terrain, que ce soit sur des salons ou en échangeant avec les consommateurs dans les points de vente. Plus agile qu’une grande entreprise, je peux prendre des décisions rapidement pour me réorienter, comme changer du jour au lendemain le nom d’un produit ou de circuit de distribution.

A quelles difficultés devez-vous faire face ?

L’une des principales difficultés que j’ai rencontrées a été de trouver un partenaire fabricant, car mon cahier des charges est très strict, avec des produits éco-conçus : des formules vegan, pas d’additif, pas d’antiagglomérant nocif pour la santé, des emballages en verre et des sachets recharge.

Mais la plus grande problématique de l’entrepreneur reste la solitude. Avec une amie qui a lancé sa structure en même temps que moi, on s’entraide et on s’apporte des contacts et des conseils sur le développement de nos entreprises. Finalement, le plus dur n’est pas de se lancer mais de tenir dans le temps. Si j’ai énormément avancé depuis que j’ai créé l’entreprise, il faut compter deux à trois ans avant de réussir à installer une marque. J’espère donc pouvoir vivre de mon activité à partir de l’an prochain.

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